• Une soirée au Trapiche Gamboa, un bar à musique, dans le vieux quartier près des docks. Des maisons coloniales en piteux état, un quartier plutôt glauque oú certains essayent de créer et faire vivre quelques lieux culturels.

    Le Trapiche est bien restauré, même si la pluie y entre à son aise. Un endroit aéré, haut de plafond, chaleureux. Jy retrouve Ruí Alvim, un ami clarinettiste, qui y joue tous les mercredis avec ses amis. 2 guitares, dont une à 7 cordes, une petite guitare à 4 cordes dont jai oublié le nom, clarinette, saxo, clavier, 2 mandolines. Il ny a pas de chanteur, ce quils jouent sappelle le choro, cest une musique très populaire. Et surtout, ils y prennent un plaisir évident, un partage fraternel de leur amour de la musique, arrosé par force bières. Parmi eux, João, un vieux joueur de mandoline, un peu leur maître à tous, presque sourd, et qui improvise avec une virtuosité à couper le souffle. Ils jouent pour eux, improvisent, rient, oublient le temps... et on loublie avec eux.


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  • Il y a des multitudes de types physiques brésiliens, mais vous reconnaitrez du premier coup un(e) brésilien(ne) à la façon dont il dit bonjour.

    Ils se jettent dans les bras lun de lautre, et sétreignent, poitrines collées, en poussant souvent de petites exclamations de joie. Imaginez un très cher ami que vous retrouveriez après une longue séparation! 

    Et ils remettent ça facilement une deuxième fois, voire une troisième, et bien sûr ensuite pour se dire au revoir.

    Et tout cela avec des gens que vous connaissez à peine! Mais cest tellement chaleureux quon sy fait vite.

    Sur la photo, prise à Bahía, cest un petit échantillon de types physiques.


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  • A Rio, difficile déchapper à la samba. Omniprésente le soir. On arrive dans un bar populaire, et là un groupe de musiciens, souvent une dizaine ou plus, joue la samba raiz (racines).

    Tout le monde connaît les paroles et chante inlassablement, en buvant de la bière. La samba a été un moyen pendant la dictature pour exprimer clandestinement ce quon avait pas le droit de dire.

    La samba, ça entre par les pieds, ça envahit tout le corps avec douceur. Les hanches sont une pièce maitresse. Rien à voir avec la danse de lours des indiens du Chiapas, cest rythme et sensuel. Et quand on croit que ca va sarrêter, ca continue.

    Et on se retrouve en train de danser, 1 heure, 2 heures, 4 heures après. Un coup de 3 heures du matin, mais sans fatigue.

    Cette jeune fille qui danse nest pas à Rio, mais à Recife, dans une fête organisée par les jeunes de lassociation Mirim-Brasil. d`s que la musique a commencé, elle na pas pu se retenir.


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  • Qu'est-ce qu'on peut entendre sur les favelas! Au point que leurs habitants doivent declarer une autre adresse pour trouver du travail. Et pourtant, ce sont des gens sans logis qui se sont construit (ou ont rachete a aussi pauvre qu'eux) une petite baraque sur un terrain libre.
    La plupart travaillent, dans des metiers du service ou dans des petits boulots de vendeurs ambulants, certains sous la coupe d'un trafiquant qui leur fournit la marchandise. Bien sur il vaut mieux ne pas s'y promener seul la nuit, ou etre la quand il y a des reglements de compte entre trafiquants, mais la plupart de leurs habitants sont simplement des gens qui essayent de survivre, avec leur famille. Ici une vue partielle de la favela de Rocinha (120 000 habitants)

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  • Face au probleme du mal logement dans les favelas, la ville de Rio a d'abord essaye de construire ailleurs des logements et d'y transplanter ces populations. Echec total. Ces nouveaux quartiers etaient loin, alors que les gens survivaient de petits boulots grace a la proximite de Rio, et puis, personne ne les avait associes. Donc ils sont revenus, souvent en emportant des equipements de l'apartement. De la est venu le plan Favela-bairros, dans les annees 90, qui vise a ameliorer ces quartiers. L'essentiel:l'electricite, l'eau courante, l'assainissement,des ecoles, creches, centres de sante.

    Beaucoup a ete fait dans les grandes favelas anciennes, comme a Rocinha, meme si les habitants doivent eux meme faire des branchements sauvages pour l'eau a a partir d'une canalisation qui traverse la favela. Par contre, pour des favelas eloignees, ou pour celles qui se creent constamment, le plan ne suit pas. pour les egouts, c'est quand meme une prouesse, puisque c'est un habitat compact, avec des habitations empilees les unes sur les autres parfois sur 4 niveaux, sans rues, ou l'espace public et prive n'est pas distinct.


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