• La population des asentamientos est souvent nombreuse et d'une extreme pauvreté. Beaucoup sont installés sur des terrains éloignés et difficiles d'accès. La santé est une préoccupation permanente et grave. Pour eux, elle est quasiment inaccessible. Tout est loin et cher. 10 enfants meurent chaque jour faute de soins appropriés. Alors ils essayent d'obtenir les moyens d'etre soignès sur place. Et après la construction d'une école, la première chose que fait ensuite la communauté, c'est de construire un poste de santé. En général il y a 2 ou 3 pièces et une salle d'eau. Pour eux cette construction est un gros effort, ils n'ont pas d'aide, les matériaux coutent cher. Ils sont fiers de leur poste de santé... mais il n'y a pas de personnel soignant. Comme pour l'école, ils sont obligés de se débrouiller avec les moyens du bord. Pour l'instant, je n'en ai vu aucun qui fonctionnait. A Capiata, par exemple, il y a dans l'asentamiento une élève infirmière. Ils espèrent que ses études finies elle pourra travailler pour la communauté... Et aucune aide, ni des municipalités, ni du gouvernement, alors qu'il y a un problème de santé publique lourd. Ici, derriere l'ancienne école (un toit sur pilotis, ils ont aujourd'hui construit une grande et belle école) le poste de santé en briques qu'ils sont en train de terminer.

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  • Il y a des enfants partout. Pour l'école, c'est comme pour le reste, les pouvoirs publics ne leur portent aucun intéret. Bien sur le droit à l'éducation est inscrit dans la loi, mais dans la pratique ils n'ont rien. Ce sont eux qui prennent l'initiative de construire leurs écoles, qui trouvent les materiaux pour les construire de leurs mains. Mais ils n'ont pas pour autant de professeurs pris en charge par l'Etat ou la municipalite. Ce sont les parents qui se cotisent, et qui tant bien que mal donnent ce qu'ils peuvent aux instituteurs. Au Paraguay, l'analphabétisme est un véritable fléau. Il y a entre 20 et 30% d'analphabètes, mais pratiquement 60% d'analphabètes fonctionnels, qui peuvent écrire leur nom mais ne savent quasiment ni lire ni écrire. Et quand on voit les efforts de ces gens là pour donner une éducation à leurs enfants, le coeur se serre.

    Ici l'école de Limpio, pas encore finie. Jusque là ils ont fait la classe sous les arbres. Et l'effort qu'ils ont fait pour installer l'eau a retardé la fin des travaux.


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  • Parfois ils arrivent à arracher une aide pour les matériaux, parfois meme pour payer des professeurs. Ainsi l'école de Capiata a maintenant 5 classes, dont une préprimaire. Il en faudrait plus, mais c'est déjà une conquete. L'Etat a participé pour une partie. Sur les 8 professeurs, 4 ont maintenant un salaire de l'Etat. Les autres recoivent ce que collectent les parents.


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  • Sur ce grand terrain ils voudraient agrandir l'école et installer un collège. Ici l'intérieur d'une classe, avec du matériel neuf. Il reste a mettre une partie des vitres, car ici, il fait froid l'hiver.


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  • Partout le meme scenario. Le premier projet de la communauté, c'est l'école. Ils la construisent de leurs mains. Les 53 familles de l'asentamiento Mariscal Lopez ne sont là que depuis un an. Malgré toutes les difficultés, cabanes très précaires, insalubrité du lieu avec des eaux stagnantes, terrain détrempé et raviné, la communauté a construit cette école de bois qui recoit les 100 enfants d'age scolaire. Pas de professeurs pris en charge par les pouvoirs publics, alors les parents se cotisent et se débrouillent. Mais depuis le préscolaire, tous les enfants y vont, par demi-journées.

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