Enfants Xipaya du village de Tukama
Une réunion sur les projets du village. Femmes et hommes participent. Les enfants sont bien sûr toujours là.
Sa jambe cassée ne l'a pas dissuadé de participer. Il circule en "chiva".
Chaque peuple indigène tient à être visible
Les enfants, quel que soit leur âge, accompagnent les parents dans toutes leurs actions
Sur ce grand terrain ils voudraient agrandir l'école et installer un collège. Ici l'intérieur d'une classe, avec du matériel neuf. Il reste a mettre une partie des vitres, car ici, il fait froid l'hiver.
Nous allons diner dans leur case. Il faut toujours apporter de la nourriture : viande, haricots, café, c’est ce que nous avons fait. Nous mangeons quelques bouchées, pour ne pas refuser, bien conscients que ce sera là leur seule nourriture. Ils sont accueillants,...
Le lendemain, avant de partir, Antonio Carlos les interroge longuement sur toute leur parenté, reconstituant patiemment la toile qu’il tisse depuis des années pour recenser les indiens de la région. Ils s’y prêtent volontiers.
Les gens sont restés sous un soleil de plomb, jusqu'à la fin du rassemblement. Plusieurs organisations de femmes étaient là, des paysannes dans leur costume traditionnel, le visage marqué, attentives, motivées.
Khawé nous montre cette gomme inflammable. C’est un indien originaire de la région de Bahia, qui s’est marié avec une xipaya de Tukama. Très actif, il est président de l’association du village
Démonstration : comment on ramasse une coque de noix sans se baisser
Un fort courant qui jette l’eau contre les rochers, il faut un bon pilote. Ici, en été le fleuve se transforme en cascade, qu’on doit contourner pour pouvoir naviguer.
Les berges, comme sur tous les fleuves amazoniens, ne sont pas visibles : plantes aquatiques, arbustes, grands arbres, un fouillis de végétation, de lianes, de racines, et quelque part, derrière, une frontière mouvante entre l’eau et la terre.
Ce ne sont pas des indiens Arara, malgré le nom du village. Mais surtout des Xipaya.
Le service d'ordre est assuré par la garde indigène, en joignant leurs bâtons. ils sont très nombreux, de tous âges.