Ca n'empèche pas le reve. Julio César (eh oui...) le jeune président de la communauté, nous montre les étendues vides là il y a une rue , et là la place . Sur la photo, Julio César montre l'emplacement de la future école, qu'ils ont soigneusement décidé...
Chacun participe a la survie de tous. Les garcons font le charbon et ramassent du bois, pour leur usage et pour vendre. Ils sont fiers de poser avec leurs outils.
Meme le petit Marian, qui n'a pas 6 ans, est familiarise avec le machete, personne ne s'en inquiete, il sait faire.
Dominga file la laine de leurs moutons noirs, exactement comme on le faisait au moyen age. Sa quenouille pivote dans une coupelle et elle etire le fil aussi loin que ses bras peuvent s'ecarter.
La vendeuse de « somo » (jus de mais fermenté qu'on boit dans la rue) qui vient sur la place chercher ses clients, les regarde sans réaction.
Les castanhas viennent de très grands arbres, on les ramasse au sol.
A 6 heures du matin, Ciudad del Este est déjà une ruche, un ballet permanent de porteurs, crieurs, motos, camionnettes, des piles de cartons, d'énormes emballages. On pense aux rues d'Istanbul.
Toute la place est pour les marchandises. Ca tient du marché aux puces autant que du centre commercial
Il montre la future place, vide dans tout ce vide, mais pour eux bien réelle. Et tous les voisins viennent pour la photo de groupe. La dame agée, au centre, est responsable de la comission santé.
Et elle a installé aussi son poulailler... Le tour est joué, Felipa assure la subsistance de la famille. Ces femmes sont impressionnantes de force et de dignité souriante.
21 rue de Sévigné; 4e
Les mêmes thèmes reviennent dans les décors de boulangerie, même d'époques différentes. Tout tourne autour du blé, dans les personnages comme dans les paysages. Les rôles sont nettement partagés. Les femmes sèment, comme celle-ci
C'est un thème très fréquent dans ces décors de boulangerie. Ces glaneuses sont courbées sur le champ moissonné
Elles peuvent aussi s'occuper aux travaux de la ferme. Celle-ci baratte.
Les hommes, eux, labourent.
Mais le plus souvent fauchent
Mais c'est épuisant quand même... Ici l'homme, après l'effort, debout, la femme à ses pieds !
Il y a aussi des paysages, et les inévitables moulins qui meulent la farine des boulangers : moulins à eau le plus souvent, mais aussi des moulins à vent
Plus tard on a continué à réaliser des décors peints, sur les mêmes thèmes, mais marqués du style décoratif de l'époque (6 rue du Pont Louis Philippe, 4e)
Les décors sont aussi en carrelages, avec une étonnante finesse, comme dans cette boulangerie près de la Bastille
Une enseigne sculptée, comme dans de nombreuses boucheries chevalines, au dessus de la boutique