Une forêt de hamacs. En arrivant sur le bateau 6 heures à l'avance, il y a déjà une trentaine de hamacs installés. On accroche son hamac, puis d'autres et encore d'autres viennent s'accrocher. Les bagages sont par terre, sous les hamacs. Il ne semble pas y avoir de vols. Et quand on se couche, le pied de l'un s'appuie sur la tête de l'autre, l'épaule de l'un vient buter dans les côtes de l'autre. Si quelqu'un se balance, c'est toute la rangée qui s'y met. Alors il faut ruser : finalement j'accroche mon hamac bien au dessus, ce qui m'oblige à grimper sur des bagages pour sauter dedans. Mes fesses touchent presque la tête de la dame du dessous, et je dois m'emboîter avec les genoux de celle d'à côté. Mais bon an mal an, on tient tous.