• Ils ont la peau très claire et des traits fins et carrément asiatiques, très différents des guaranis du Paraguay.Ils fabriquent encore quelquefois leurs haches traditionnelles de pierre, dont ils ne se servent plus. Ils vendent un peu d'objets artisanaux au musée ethnologique a Asunción. Autrefois, pour fabriquer cette hache, ils polissaient d'abord la pierre, a l'aide d'une autre pierre (comme encore aujourd'hui) ensuite ils la coincaient dans la branche fendue d'un arbre, attendaient que la branche se soit ensuite reformée, enserrant la pierre, avant de la couper.


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  • Quand un enfant va naitre on lui choisit un nom d'animal, et après la naissance, le père ou quelqu'un de la famille apporte a la mère cet animal pour le faire cuire et le manger. Tous ont un nom d'animal, et certains un nom espagnol en plus. Je rencontre la jeune femme du cacique. On échange nos noms, et en entendant le mien elle me regarde et me donne un nom: Vakuru'gi (prononcer Vakourou dji) et ne veut pas en démordre. Pour elle, c'est mon nom. Ca veut dire Colombe. Quand je lui demande pourquoi, elle rit et me montre mes cheveux blancs. Tous les animaux font partie de leur monde. Il y en a qui s'appellent Gusano (c'est un vers qui se mange grillé, je ne me rappelle plus du nom Aché).


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    Dans l'école il y avait des adolescents en train de répéter des chansons pour une fête religieuse (évangélistes). Ils chantaient "Jésus je t'aime, parce que tu m'as sauvé". Et les filles étaient tellement indiennes, avec leur visage impénétrable et leurs cheveux longs indisciplinés! Je les écoutais et j'avais envie de pleurer, de voir ces descendants d'un peuple de chasseurs si fiers, en train de remercier leurs colonisateurs d'avoir fait disparaitre leur culture, leur mode de vie en liberté, leur fierté.


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    Cacarica, au cœur de la forêt tropicale du Choco, près de la frontière du Panama. Des populations afro-colombiennes et de petites communautés d'indiens Wounaan. Du 24 au 27 février 1997 sous prétexte d’agir contre les guérillas, en réalité pour mettre la main sur les terres, l’armée relayée par les paramilitaires a monté l’opération « Génésis », dirigée par le Général Rito Alejo del Rio, dans plusieurs localités du département du Choco. Hélicoptères, bateaux, fantassins, bombardements systématiques, terreur, assassinats et actes de barbarie sur la population civile. 3800 habitants ont dû fuir. Après 4 ans passés dans un stade de la ville de Turco dans des conditions inhumaines, une partie de ces réfugiés sont revenus « dans la dignité » et ont créé deux « zones humanitaires » sous protection internationale. Ils ont même obtenu la reconnaissance formelle de leurs droits sur plus de 100 000 ha. Ils ont construit une vie collective, en autosuffisance alimentaire. Ils ne veulent pas oublier et ont organisé en juillet 2010 une rencontre internationale pour lutter contre le projet d’autoroute transversale américaine qui met à nouveau en péril leur survie sur ce territoire. Un moment d'émotions fortes, auprès de gens courageux et fraternels. 

    Pour en savoir plus, voir l'album légendé https://get.google.com/albumarchive/115298194964060726102/album/AF1QipMo_PD4jr-kwptxSbAFPTX6hlVJtUjiOfJnPbz2

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  • Les communautés de Cacarica ont appelé CAVIDA les zones humanitaires qu'ils ont créées: Communautés en autodétermination pour la vie et la dignité.

    Voir les communautés, leur vie quotidienne, leur lutte: https://get.google.com/albumarchive/115298194964060726102/album/AF1QipMo_PD4jr-kwptxSbAFPTX6hlVJtUjiOfJnPbz2

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