• Oventic: fin de la fête

    Le soir, démonstration de danse, assez rigides, presque sans musique, puis bal toute la nuit. Musique lente, toujours au même rythme. Danse de l'ours ; ils se balancent d'un pied sur l'autre, pendant des heures. Ca ne réchauffe même pas. Ils sont bienveillants avec les quelques étrangers qui sont là.

    Personne ne m'indique où dormir. Je m'installe dans l'auditorio, grande salle, mur de planches alternant avec du vide, sol de terre battue parsemé d'aiguilles de pin fraiches. Dur, le sol, mais ça sentait bon. Un froid polaire. Mon duvet léger n'était d'aucune utilité, il faut dire qu'il gelait dehors, et que dedans et dehors, c'était pareil, sauf que l'auditorio était plein de familles entières. Va et vient permanent. Quand je me suis réveillée nous étions au moins deux cent là dedans.

    Alors, histoire de vous faire rigoler, je vous raconte le hamac. Je change de crèche le lendemain, pour une cabane plus petite, avec du plastique dans certains interstices (fol espoir d'un peu moins de froid), et j'installe le hamac. Mais il fallait insérer une couverture entre moi et le hamac, parce que le froid dans le dos, c'est pas terrible. Longue lutte perdue d'avance pour installer la couverture. Je finis par l'enrouler autour de moi et par sauter dans le hamac par surprise. Je l'ai eu, je bouge plus. Une scène digne de Buster Keaton. Le premier qui se fiche de moi et qui n'est jamais monté dans un hamac, qu'il essaye! Et voilà qu'au milieu de la nuit (sans sommeil, frigorifiée) je dois me lever. Alors je n'ai pas voulu recommencer cette superbe séquence et j'ai terminé la nuit sur une planche.


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