• Grande halle sombre, 7h30 du matin, pas encore de clients, le marché aux fruits s'installe. Pas de femmes. L'odeur, tout de suite, immondices. Des chariots sur lesquels des hommes dorment, dans le brouhaha. Odeur de pourriture et d'encens. Montagnes de papayes qui arrivent enveloppées dans du papier journal ; des hommes accroupis les dépiautent ; vite des monticules de journal se forment près des papayes. Régimes de bananes jaunes et vertes, ananas, raisins et fraises dans des boites en carton, pastèques, petits melons ronds. Fruits pourris jetés à terre, boue, paille répandue dans l'allée principale.

    Des porteurs, partout, en étrange ballet, suivent un itinéraire mystérieux et complexe, de grands paniers ronds sur la tête, remplis de papaye. Ils vont à la pesée avant de livrer leur chargement. D'autres attendent, assis dans leur panier vide.


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