• Le marché Crawford: la ruelle aux poissons

    Dans la ruelle à côté de la halle, c'est déjà un semi bidonville, mais on vend encore du poisson. Des enfants trient les crevettes et les poissons sur une bâche, les rincent dans l'eau du caniveau qui déborde sur la bâche. Les gens dorment sur place, dans des échoppes improvisées de bouts de planches. Des femmes et des enfants vont chercher l'eau au seul point d'eau, des jarres d'aluminium sur la tête. Soleil du matin, couleurs vives des saris, silhouettes gracieuses des porteuses d'eau.

    Dans une autre ruelle, les marchands de vêtements commencent à s'installer sur des échafaudages de planches disparates. Des marchands d'eau circulent avec des tonneaux, des citernes métalliques ; les gens y vont avec leurs jarres.

    Je retrouve à nouveau les corbeaux du marché à la viande. Et tout à coup, le choc : un homme grisonnant, couché par terre sur le dos, les bras en l'air; à côté de sa tête, une sébile. Les yeux fixes, presque plus de dents , la langue sortie, il expire une litanie de borborygmes. Ses jambes ne sont plus que des moignons désarticulés pas plus épais que l'os, agités de convulsions. Les gens passent en frôlant ce lambeau d'homme torturé et agonisant sans le regarder... sans le voir ? Insoutenable.

    A côté un panneau officiel " Gardons Mumbaï propre et vert ".


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